Ateliers pratiques de discussion philosophique inspiré de la méthode Lipman
Sylvie Brel, psychologue et formatrice
Véronique Delille, étudiante en philosophie
Ateliers destinés à tout public : enfants dès la maternelle, mais aussi adultes
La mise en situation
Lecture d’un extrait de matériel écrit par Rémi Boyer, auteur, rééducateur de l’Education nationale, coordinateur du secteur « Aide à la réussite scolaire » du Village d’enfants de Châtillon-en-Bazois (Nièvre) pour servir de support à la discussion philosophique :
Gribleu, Grafougne et compagnie (10-15 ans)
La classe des Shets (7-10 ans)
ou La folécole des peluches (enfants d’âge préscolaire)
Recueil des questions suscitées par le texte, questions qui pourraient servir de point de départ à la discussion qui s’ensuivra
Choix de la question
Discussion
Retour sur la séance et questions des participants
Visée philosophique
C’est l’exigence portée par le mode d’animation qui se veut de type philosophique. S’il est souvent le « prescripteur », celui qui propose l’activité et en énonce les objectifs, l’animateur de la discussion philosophique tient plusieurs autres rôles. Il est à la fois garant du cadre (qu’il s’efforce de rendre démocratique), de la bonne communication (à ce titre il gère et régule la parole), le modérateur, et le facilitateur de la discussion philosophique.
A ce titre, il n’apporte pas de contenus philosophiques mais est garant de l’exigence de pensée que suppose la discussion philosophique : il doit aider les participants à argumenter, mais aussi à aller plus loin, définir ce qui est dit, dégager les présupposés et s’interroger sur les implications de ce qui est avancé, rechercher les alternatives ou les contradictions, les contextes où cela marche et ceux où cela ne marche pas (exemples et contre-exemples), entrer en cohérence, résonance ou opposition avec ce qui a déjà été dit, etc.