Les précédents colloques

Article publié le samedi 26 février 2005.
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-  Liens vers les précédents colloques
-  Petit historique du colloque Nouvelles pratiques de la philosophie

La première rencontre nationale Faire de la philosophie à l’école, nouveaux publics, nouvelle pratique !? a eu lieu en avril 2001 à l’INRP et à l’initiative de la Fondation 93 avec le soutien de Michel Tozzi (professeur d’université), Jean-Charles Pettier (Professeur de philosophie d’IUFM) et Christian Pratoussy (chargé d’études à l’INRP). L’objectif affiché était de faire se rencontrer les praticiens, enseignants et partenaires éducatifs et culturels de tous les horizons, et de s’interroger sur les extensions possibles de l’enseignement philosophique, de pratiques philosophiques et de formes d’apprentissage, s’en réclamant ou s’en inspirant, à d’autres classes que celle de la terminale. Des expériences en SEGPA, en lycée professionnel, en école élémentaire et, au-delà, dans l’ensemble de la cité, avaient été décrites et présentées. Une réflexion théorique s’était amorcée... A la fin de ce premier colloque, la nécessité d’un minimum d’organisation s’étant faite sentir, un comité de pilotage a été constitué pour permettre de donner une suite. Et, la première suite concrète de ce colloque fût la création du site web www.pratiques-philosophiques.net et de la liste de discussion en relation : http://fr.groups.yahoo.com/group/pratiques-philosophiques qui avaient pour but de constituer le groupe en communauté de recherche. La deuxième suite concrète fût une pétition nationale Pour un droit de philosopher dans l’éducation.

C’est le même thème qui a été repris et prolongé au colloque de Rennes en 2002 : Quelles nouvelles pratiques philosophiques dans l’école et dans la cité ? Pour quels nouveaux publics ? ” Le colloque s’étant donné pour projet d’examiner comment ces nouvelles pratiques philosophiques peuvent concourir dès le plus jeune âge à la résolution des problématiques et des enjeux contemporains de l’action éducative. L’objectif affiché a donc été le même que pour le premier colloque : l’échange sur des pratiques philosophiques émergentes dans l’enseignement (primaire ou secondaire, avec des élèves en difficulté ou non) avec l’idée d’insister sur les expériences conduites à l’extérieur ou en partenariat avec l’école. L’autre objectif étant de faire se rencontrer réellement la communauté de recherche constituée sur internet après le premier colloque. A l’issue du colloque, des propositions ont été formulées et transmises aux différents ministères concernés.

A la suite de ces deux premières rencontres, la nécessité s’est faite sentir à travers les contacts maintenus entre participants (liste de diffusion, contributions écrites, débats, édition des actes...) d’un approfondissement conceptuel et méthodologique. En effet, si les deux colloques mentionnés témoignent à l’envie d’un nombre spectaculaire de productions d’origine diverse (école, collège, lycée, centres culturels et sociaux, associations...) et de différents niveaux, se réclamant de la « réflexion » ou de la « pratique » philosophique, ils nous interrogent du même coup sur la spécificité de ces approches et sur leur relation à l’enseignement « orthodoxe » de la philosophie. Les objectifs du colloque de Nanterre 2003 ont été de dégager, à travers les expériences déjà connues et de nouvelles contributions, la spécificité d’une réflexion philosophique en dehors de la classe terminale. De préciser les compétences - disciplinaires ou transversales - nécessaires à l’exercice de ces pratiques. D’expliciter les méthodes en œuvre à travers les dispositifs utilisés ( ateliers, discussions, débats...). Et d’évaluer les effets des activités à visée philosophique sur les apprentissages des élèves.

Si le colloque de Nanterre était plutôt axé sur les pratiques et les praticiens celui de Caen 2004 a eu pour objectif de réfléchir aux difficultés auxquelles le praticien est confronté lorsqu’il met en œuvre ces nouvelles activités. Qu’il s’agisse de débuter ou de poursuivre dans ces pratiques, les participants au colloque ont été invités à analyser ces difficultés, à construire pour cela des outils pertinents, à identifier les obstacles de toute nature et à proposer les solutions qu’ils ont jugées le plus adaptées pour qu’elles soient transmises aux différents décideurs institutionnels.

Pour le colloque de Poitiers 2005, au-delà de la poursuite des objectifs fixés lors des précédents colloques consistant à montrer ce qui se fait localement dans la région d’accueil et en France, la dimension internationale sera l’occasion pour les praticiens, venus des différents pays invités et forts des acquis des précédents colloques, de prendre la mesure des pratiques philosophiques existantes en Europe et sera encore de constituer un groupe de réflexion élargi grâce à l’internet. La focalisation sur les pratiques réelles, toujours de règle dans ces colloques, devrait privilégier une fois de plus la parole des participants. Des formes d’interventions et d’échanges éclairant ce qui se fait sur le terrain seront mises en avant.

Aux témoignages analysés, aux ateliers de mise en réflexion et aux ateliers de mises en situation, s’ajouteront, des débats introduits par des interventions expertes. Une grande partie du colloque sera filmée et diffusée en direct sur internet par streaming, permettant à n’importe qui en France, en Europe et un peu partout dans le monde, non seulement de suivre le colloque, mais d’interagir avec les intervenants et les participants par « chat » ,visioconférence ou webcam.

Il n’est pas indifférent que ce soit en France et à Poitiers que se tienne un tel colloque innovant de philosophie.

Les praticiens français, arrivés tardivement dans le champ de la philosophie hors la terminale et hors l’école, ont su rapidement développer leurs propres méthodes originales. Si le reste du monde (excepté la Belgique) applique la même méthode, celle que Mathiew Lipman a développé à partir des années 70 aux USA, outre cette méthode, nous avons au moins cinq méthodes originales (Lévine-Pautard, Tozzi-Delsol, Lalanne, Brenifier et Chazerans) en France.

Poitiers n’est pas en reste car la méthode l’intervenant est utilisée dans plus d’une vingtaine de classes cette année, classes qui vont de la grande section de maternelle au Lycée professionnel et même à l’Ecole Supérieure de l’Education nationale en passant par les Segpa et les Instituts Médico-éducatifs. Deux projets en Segpa sont suivis par la Mission à l’Evaluation et à l’Innovation Pédagogique du rectorat.



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